PARACHAT MICHPATIM

Et lorsqu'un homme frappe l'œil de son esclave... et le crève, il le renvera en liberté à cause de son œil Et s'il fait tomber la dent de son esclave... il le renvera en liberté à cause de sa dent. [Chemot 21/26-27]

Rav Yitshak Jessurun

Les souffrances purgent (font pardonner) les fautes de l'homme. Cela nous le savons par raisonnement de fortériori de la loi de "chéne ve'ayin", la dent et l'oeil.

Si déjà pour "chéne ve'ayin", qui ne sont (chacun) qu'un seul membre du corps, l'esclave acquiert sa liberté, des souffrances qui affectent tout le corps, à plus forte raison. [Talmud Berakhot 5a]

Le Ga'on de Vilna s'étonne que la guemara parle de "chéne ve'ayin", la dent et l'oeil, et pas de "chéne ou-'ayin", la dent ou l'oeil, puisque la halakha établit clairement que chacun de ces membres seuls suffit pour le renvoi de l'esclave.

C'est de la manière suivante qu'il explique l'intention de la guemara : l'existence du phénomène de l'esclavage est due à la malédiction que donna jadis No'ah à son fils 'Ham.[Beréchit 9/25]

A ce propos la Torah nous raconte que 'Ham a fait deux choses [verset 22] : et Ham, le père de Cena'an, vit, - ce qui est fait avec l'œil- et et il raconta à ses deux frères - et la parole nécéssite les dents.

D'après ceci, la logique aurait voulu que l'esclave acquiert sa liberté uniquement par une blessure de l'oeil et la dent ensemble.

Cependant la Torah a montré de la clémence envers l'esclave, à savoir que celui-ci est remis en liberté par un seul de ces deux membres.

S'il en est ainsi, alors nous comprenons le kal va'homer, la raisonnement d'à plus fort raison de la guemara, que les yissourin, les souffrances qui affectent tout le corps, procurent d'autant plus un pardon pour l'homme.


© Centre d'Etudes Juives Ohel Torah

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